Les bases de Beauvoir sont de la fin du XIIèm siècle. C'était à l'origine une maison forte.
Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais en firent le pion maître de leur occupation entre Moulins et la Loire.
Retenons de cette époque, le plan en équerre du donjon, si singulier avec ses façades exposées à l'est et au midi, les ponts sur les fossés, la basse cour, le souci de la défense avec les douves, les courtines et les canonnières, enfin la guette rectangulaire, surmontées d'un lanterneau au XVèm siècle.De la fin du XV date la partie en brique visible sur la façade ouest.
Il sera alors apporté un grand soin à la restauration de Beauvoir : les huit grandes cheminées de pierre, le vaste escalier intérieur aux paliers en voûtes d'ogives ; lesquelles voûtes nous retrouvons surbaissées dans une salle du rez-de-chaussée, l'oratoire aux armes des La Fin,le plafond en bois ouvragé à pendeloques de la salle à manger en témoignent encore.
Le XIXèm siècle aurait pu lui être fatal ; transformé en domaine agricole, il n'est plus habité par ses propriétaires, mais il lui évite aussi les transformations architecturales plus ou moins heureuses du XIXèm.
Tel nous le voyons aujourd'hui, mais bien remis en été, à l'exclusion d'un deuxième pont sur les douves aujourd'hui asséchées, donnant accès à la basse cour et d'une tour qui en gardait l'entrée, dite Tour d'Enfer.
Cette tour hélas ! fut détruite en 1867.
Oublions la pour ne penser qu'à la douceur de la vallée, et la paix des jardins à la française.